En tant qu’employeur de la construction, vous connaissez au moins l’une de ces organisations d’importance en sécurité du travail qui vous accompagnent dans vos démarches de prévention sur vos chantiers, afin d’offrir un environnement plus sécuritaire à vos travailleurs :

 

Si vous reliez ces organisations ensemble, le tout sera regroupé sous le nom de CFCSA : The Canadian Federation of Construction Safety Associations.

Le nom n’est peut-être pas familier à tout le monde, mais en tant que regroupement, la Fédération canadienne des associations en sécurité dans la construction représente une force incroyable. Celle-ci gère des programmes nationaux tels que la norme d’accréditation du COR® et les programmes de désignation d’agent national de sécurité de la construction (NCSO)® et d’administrateur national de la santé et de la sécurité (NHSA). De plus, la Fédération fait la promotion des pratiques et des programmes de santé et de sécurité dans le secteur de la construction, facilite l’échange d’information et produit en collaboration de la formation, des normes et de l’information en santé et sécurité du travail.

La Fédération se réunit chaque année et le président est habituellement le directeur général de l’association où doit se tenir la prochaine réunion annuelle. De plus, des comités divers se réunissent tout au long de l’année.

Sean Scott, le président sortant, souligne que l’organisation s’attaque aux problèmes difficiles de l’harmonisation des règlements en matière de sécurité pour le secteur de la construction à l’échelle du pays. « Ces règlements sont principalement publiés à l’échelle provinciale ou territoriale, il est donc difficile d’amener ces administrations à harmoniser les règlements », explique M. Scott. « En tant qu’organisation nationale, nous examinons la situation dans son ensemble et préconisons ce type d’harmonisation tout en aidant nos membres des différentes provinces à naviguer à travers ces différences. »

Mike McKenna, directeur général de la BC Construction Safety Alliance, note que la Fédération a également approuvé une approche de vérification harmonisée pour la certification COR®. De même, un protocole d’entente entre les membres de la Fédération qui offre aux entreprises certifiées COR® dans leur juridiction d’origine, un moyen simple de demander la reconnaissance de la certification dans toute autre juridiction, et ce, sans frais. Cela permet aux entreprises de soumissionner pour tout projet nécessitant une certification COR® dans une juridiction autre que celle où se produisent leurs opérations permanentes.

« La Fédération existe pour simplifier la sécurité de tous ses membres », dit-il. « Il y a un réel avantage pour les employeurs qui travaillent dans plusieurs juridictions. »

Mme Jackie Manuel, présidente-directrice générale de la Newfoundland & Labrador Construction Safety Association affirme que l’échange d’information entre les associations procure le plus grand avantage aux membres locaux.

« La rapidité du partage d’informations liées à la COVID-19 par les grandes associations de sécurité du secteur de la construction qui avaient des épidémiologistes internes, a profité à toutes les entreprises de notre province, pas seulement celles en construction », dit-elle. « Notre site Web est devenu une référence incontournable pour de nombreux employeurs de la province qui voulaient poursuivre leurs activités pendant la pandémie. »

Lorsqu’on a demandé aux entrepreneurs routiers d’effectuer des travaux de nuit sur un projet routier provincial pour la première fois dans l’histoire de la province, Mme Manuel a rapidement envoyé une demande aux membres de la Fédération à travers le Canada qui avaient de l’expérience avec cette pratique.

Roy Silliker, chef de la direction de l’Association de la sécurité dans la construction du Nouveau-Brunswick et président actuel de la Fédération, affirme que le partage d’informations a aidé son organisation à optimiser son budget. « L’un des plus grands avantages est la possibilité d’échanger du matériel, des programmes et des idées de pause-sécurité qui ont été élaborés dans d’autres administrations», dit-il. « Cela permet à des associations comme la nôtre d’obtenir des ressources que nous ne pourrions peut-être pas développer en raison d’un manque de financement. Chaque fois que nous envisageons de faire quelque chose de nouveau ou de différent, nous interrogeons nos associations sœurs pour voir si elles l’ont essayé, si elles l’ont fait ou si elles ont du matériel avec lequel nous pouvons travailler. »

Les organisations membres de la Fédération comprennent que, même si les règlements en santé et sécurité ne sont pas parfaitement harmonisés dans toutes les juridictions, une chute est une chute, peu importe où elle se produit.

« Mais lorsque les membres se parlent et partagent des pratiques exemplaires, elles ont tendance à devenir la norme acceptée dans chaque territoire ou province où ils exercent leurs activités », explique M. Scott. « Cela aide à construire l’harmonisation réglementaire, de bas en haut. »

Pour plus d’informations, visitez www.cfcsa.ca