Avril, mois de la prévention des dommages aux infrastructures souterraines

Partout dans les municipalités du Québec se trouvent des infrastructures souterraines invisibles qui assurent, entre autres, l'acheminement et le transport de l'énergie, des signaux de télévision et de télécommunication, de l'eau potable et des eaux usées.

En 2016, 50 % des bris impliquaient des infrastructures de télécommunications, ce qui mène bien souvent à des pertes de service 911, d’Internet, de téléphonie et autres.

Encore aujourd'hui, 4,5 bris ont lieu chaque jour dans la province.

 

Nombreux sont les dommages qui auraient pu être évités si une demande de localisation avait été faite afin de connaître l’emplacement des infrastructures souterraines. Année après année, ce sont entre 30 et 40 % des bris qui n’ont pas fait l’objet d’une demande auprès d’Info-Excavation. C’est pourtant un service simple, rapide et gratuit.

Ces dommages entraînent d'énormes coûts socio-économiques (environ 123 M$, en 2016) et occasionnent des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et du public.

En 2016, 57 % des bris au Québec ont eu comme principale cause des pratiques d’excavation déficientes. Il y a là un signal fort qu’il faut continuer à faire de la formation et de la sensibilisation en lien avec la protection des infrastructures souterraines.

Utiliser des pratiques d’excavation sécuritaires telles qu’effectuer des puits d’exploration afin de bien visualiser l’infrastructure avant de creuser peut faire toute la différence en termes de prévention des dommages.

Le Code de sécurité pour les travaux de construction présente à la sous-section 3.15, les consignes de sécurité relatives aux travaux d’excavation et de tranchée. Le Code exige notamment de l’employeur qu’il prenne certaines dispositions si des canalisations souterraines se trouvent dans le périmètre du chantier.

 

Faits saillants statistiques de bris 2016 :

  • 4,5 bris par jour au Québec.

  • Augmentation de 5 % du nombre de bris en 2016.

  • 32 % des bris sont attribuables au fait qu’aucune demande de localisation n’a été faite auprès d’Info-Excavation.

  • 64 % des bris sont reliés à des travaux d’égout/aqueduc et rue/route.

  • 123.$ M de coûts socio-économiques évalués par le Centre Interuniversitaire de Recherche en Analyse des Organisations (CIRANO). Une augmentation de 13 % par rapport à 2015.

  • 79 % des bris ont occasionné une interruption de service.

  • 63 % des bris ont eu lieu dans les emprises de rue urbaine, ce qui implique des entraves à la circulation et un nombre élevé de citoyens touchés.

Vous pouvez consulter le Rapport annuel de bris abrégé (2016)

 

Source : Info-Excavation